Textes des morceaux
ECRAN NOIR
Bonsoir à vous téléspectateurs avisés
Voici le sommaire du journal qu’on vous a préparé
Des images chocs d'une guerre aux gagnants du tiercé
Il y en aura pour tout le monde, laissez vos cerveaux végéter
Parodie d’analyse à la vitesse grand V
La réflexion s’arrête aux portes de l’intégrité
Juste le temps de comprendre qu’on est pas mal loti
Que d’autres souffrent encore plus, ah quel vrai bonheur d’être ici.
Des vérités pas bonnes à dire, savoir se taire pour ne pas nuire
On compte sur vous pour nous cacher
Que nous sommes tous au pied du mur et qu’on s’enlise dans ce merdier
Alors remballez vos sourires, les racoleurs des gouvernants
Si vos infos faisaient réagir
Vous ne seriez plus là depuis longtemps à faire les guignols à l’écran.
A ton tour d’être acteur, ferme ta téloche, à ton tour détracteur.
D’une chaîne à l’autre, toujours les mêmes sujets traités
Seule une poignée de types décide de ce que l’on doit penser
L’audimat à la clef, ils feront tout pour vendre
Et à ce petit jeu, vaut mieux Grégory que l’Irlande.
Flash spécial, reportage CNN
C’est du prime-time, l’image est-elle réelle ?
Les yeux dévorent comme des chacals ces scènes
Qui flattent les instincts entre pitié et haine
Ça ne m’implique en rien, mon cerveau n’est pas en éveil.
Et après huit heures de boulot, qui a envie de disserter ?
Un reportage servi bien chaud
Tout le monde saura quoi penser le bien le mal sur un plateau
Au royaume des idées reçues et de la désinformation
Y’a plus grand monde dans les rues
Finies les prises de position, foutu l’esprit de contradiction.
A ton tour d’être acteur, ferme ta téloche, à ton tout détracteur.
ENTRE NOUS
Prétextant la musique comme un moyen de se regrouper
On fait le bilan des troupes dégoûtées par cette société
Quelques heures autonomes dans cette salle qu’est notre territoire
Pour vivre ce que l’on dit, avoir plus de raison d’y croire
Pas question d’être seulement là pour consommer
A chacun de s’y impliquer
Le partage c’est la base de l’unité
Un échange le droit au respect
A quoi ça sert de critiquer
Si on est pas capable de se démarquer
De leur foutues normes, de leur morale
De leurs comportements, de leur violence sociale
Les keufs nous filent des coups ici on danse sans en donner
Les beaufs musellent leurs femmes ici on gueule égalité
L’Etat te marginalise il fait notre solidarité
Il te dit « ferme-la » ici on est là pour s’exprimer
C’est notre rage qu’on doit apprendre à contrôler
Celle qu’on garde et qu’est réservée
A tous ceux qui nous empêchent d’exister
Aux censeurs de notre liberté
Notre avenir c’est ce qu’on en fera
L’alternative est nécessaire pour toi et moi
Consolidons nos positions
Prends garde à toi et n’oublie pas le mort aux cons.
LA MORT A DEUX
L’amour est beau l’amour est grand
Dans cette chambre où tu attends
Que ton tendre époux vienne te chercher
Encore une fois pour te frapper
Ta vie intime n’existe plus
Ton humanisme tu l’as perdu
Depuis quinze ans que tu ressens
Ces agressions de beauf puant
Les premiers temps furent effrayants
Tu ne voulais rien raconter
Mais maintenant dans ta cuisine
L’habitude a pris les devants
Tout ce que tu fais est calculé
Pour espérer peut-être échapper
Aux coups de ce salaud que tu maudis
A chaque minute de ta vie
Le temps meurtrit cette espérance
De pouvoir un jour te tirer
Tu vois personne tu es enfermée
Franchis la porte tu es flinguée
Combien y’a-t-il de femmes battues ?
Combien y’a-t-il de femmes perdues
Qui crèvent dans le silence
D’une société qui cache ses souffrances.
A quelle belle civilisation
Qui pousse à ce genre d’infamies
N’apprend-on pas aux petites filles
D' être servantes de leur mari
Toi gros bouffon tu n’as pas honte
On t’a toujours appris ça
Comme au boulot tu n’es qu’un larbin
Faut bien que des fois tu sois plus malin
Alors quel endroit plus rêvé
Que cette famille que tu as fondé
Derrière ces murs qui t’abritent
Ça a vraiment un goût d’Auschwitz.
Combien y’a-t-il de femmes battues ?
Combien y’a-t-il de femmes perdues ?
LA BOURSE OU LA VIE
Sur des chiffres qui défilent
Des pantins gesticulent avec le rictus débile
Suffit seulement d’ hurler
Un capital en poche c’est l’avenir assuré
C’est la bourse ou la vie
Courtisée par des politicards qui sourient
De Tokyo à Paris
A genoux devant les cours, baver comme pas permis
C’est la fine fleur économique - politique toute la clique
Chacun vos lois c’est la panique
Gardiens des temples et d’un principe – faire du fric plus de fric
Soif de pouvoir c’est mécanique
Des débouchés, des multinationales
Ça se partage les marchés, c’est l’esclavage mondial
Nos vies sont là, devant l’écran de contrôle
Achetées revendues dit comme ça, ça fait drôle
Le Tiers-monde crève, le Quart-monde agonise
Aux besoins de frissons des golden boys en chemise
La boucle est bouclée, finie la théorie
Combien de poubelle fouillées par tous les sans abris ?
La toile est déjà bien tissées, l’empire invisible installé
Le poison dollar est injecté, faut bien faire gaffe
L’ennemi plus que dangereux magouille dans le plus grand secret
Les frontières n’existent pas pour eux
Est-ce que tu sais qui possède quoi dans la jungle des conglomérats ?
Si ce n’est qu’on est déjà leur proie
A rester dans leur dômes à spéculer le profit comme seule vérité
La conscience tranquille de participer
A faire crever cette terre petit à petit convaincus de philanthropie
Bourso-trafiquants en paieront le prix
Personne n’échappe au dictat où que l’on soit c’est une menace
La lutte ne sera que mondiale… combat sans faille.
LE BEL ESPOIR
Ils ne savent vraiment pas pourquoi
Où, quand, comment ils sont arrivés là
On leur avait souvent promis le bel espoir
La mort douce et lente
Pire qu’un coup de poignard
La folie douce est leur alliée
La douleur du temps passé
Comment peut-on les apprivoiser ?
La morphine pour oublier
Les blouses blanches vont les résigner
Les murs blancs aseptisés
On a bien dormi
On n’ a pas trop rêvé
On a pris sa dose
On n’a pas crié
On a été sage
Pas le droit d’être aimé
La blessure est profonde
Pas le droit de saigner
Ils ne savent vraiment pas pourquoi
Et pourtant leurs têtes malades n’acceptent pas
D’être parqués en silence, délaissés pas à pas
De retomber en enfance, réduits à l’anonymat
La folie douce est leur alliée
Des murs blancs aseptisés
La douleur du temps passé
Comment peut-on les apprivoiser ?
Les blouses blanches vont les résigner !
On s’est endormi
On ne s’est plus réveillé
On a eu sa dose
On ne peut plus crier
On a été sage
Plus la peine d’être aidé
La blessure comme une tombe
Les murs se sont refermés
Pour pouvoir survivre, il faut payer
Pour pouvoir survivre, il faut payer, payer, payer, payer
Assez, assez payé…
CRIS DE COLERE
Regarde dans la rue
La jeunesse perdue
Racolage politique
Et toujours entendre la même musique
La violence les appelle
Les prisons les harcèlent
Ils ne sont pas sortis
Des longs couloirs de l’ennui
Et le bout du tunnel
Est encore bien loin
Si la jeunesse rebelle
Ne prend pas son destin en main
Le chômage et la rue
Sont leur pain quotidien
Aucune illusion
Sur ce qui arrivera demain
A l’Est comme à L’Ouest
Les mêmes cris de colère
La jeunesse est en proie
Aux actions meurtrières
Le temps de l’agitation
Est maintenant venu
A nous de décider
Quelle terre nous voulons fouler
Fini d’être les victimes
Conquérants anonymes
L’hymne de la liberté
Demain partout sera chanté.
TIERRA Y LIBERTAD
Du côté du Mexique on est sorti de l’ombre
C’est pas des tonnerres de chaleur mais le peuple qui gronde
Il y a plus d’un an déjà guerre armée déclarée
Peu d’informations ont filtré
Pourtant ce soulèvement ne cesse de s’étendre
Le pays tout entier est touché
Acculés à la misère, pas d’autres droits
Que celui de voir crever leurs frères
Chiapas, indiens sur le sentier de la guerre
Culture millénaire, privés par le pouvoir de leurs territoires d’hier
Persuadés que les ancêtres en sont fiers
Le mouvement national révolutionnaire
Combattants Zapatistes, l’histoire est éphémère
Le prix de la liberté se paye avec des morts
Salinas oh là ! t’as fait fort
Bombardements aveugles, des villages ravagés
Des civils tués par milliers
Des villes réquisitionnées, les bâtiments publics pillés et dévastés
L’ État tout puissant humilié
Des prisons sont attaquées, les détenus libérés rejoignent les insurgés
Les guet-apens multipliés
E.Z.L.N. tes revendications s’adressent à tous les indiens
Du nord au sud de l’Amérique pour dire que cette terre vous appartient
Des Tojolabals du Chiapas, aux Mohawks du Canada
Vous n’êtes pas que de la main-d’œuvre docile, bonne à engraisser leurs États
On a atteint le point de non retour, maintenant ce sera tout ou rien
La solidarité amérindienne continuera son chemin
Il y a des siècle que leur Histoire est écrite sur fond de promesses en blanc
De traités bafoués et sordides au bon vouloir des occupants
Tierra y libertad le poing levé ce n’est que le commencement
Soutenons la lutte des peuples engagés qui veulent vivre décemment
Des Tojolabals du Chiapas aux Mohawks du Canada
Tierra y libertad c’est contagieux et ça ne s’arrêtera pas !
COMMUNE 91
Ils ne portent pas d’uniforme
Ne marchent pas au pas
Mais leur colère raisonne
Dans un monde aux abois
Il est maintenant bien loin
L’esprit de la Commune
Mais l’histoire n’est pas morte
Et ils n’ont pas d’amertume
Demain est un autre jour
Et pourquoi pas le leur ?
Si sa couleur est noire
Ça fera leur bonheur
Le monde qu’ils désirent
Est à mille lieux d’ici
Là où les gamins courent
Sans armes et sans patrie
Là où il n’y a plus de chars
Et plus de politique
Plus de moutons serviles
Et plus de conformisme.
TZIGANES
Joie de vivre, tribus sauvages
Le feu de camp de l’unité
Le temps qui passe au gré des arbres
Des routes et des fleurs parfumées
Tzigane, la couleur d’une terre sans lois
Tzigane, les voyages de tes enfants rois
Tzigane, les chiens suivent tes pas
Tzigane, réveille le feu qui est en toi
L’insouciance était votre compagne
Et la nature vous protégeait
La longue marche des nomades
Les enfants rois sous votre garde
Tu repenses aux larmes de ton peuple d’autrefois
Plus d’horizon, les chacals et les gardes sont là
Ils dévorent ton cœur
Ils ont choisi ton âme comme proie
Pas de place pour des exilés sans foi
Derrière les murs du silence
La ville endormie
Avancent les roulottes
Guerriers de la nuit
Danse la liberté
La mémoire des sans patrie
L’Histoire vous a fait payer
Les camps de la mort vous ont décimés
Le malheur ne fait que commencer
Les gadgés installent leurs barbelés
Tzigane, les prisons assassinent tes enfants rois
Le sang et la couleur d’une tribu aux abois
Tzigane, réveille le feu qui est en toi !
Tzigane, les chiens ne t’attraperons pas.
PEINE PERDUE
Peine perdue arrête toi
Les tuniques bleues vont faire la loi
Les yeux marqués par la haine
C’est toute ta vie que l’on enchaîne
Sans fric, chômeur et délaissé
18 ans et être enfermé
Tu ne savais pas où donner de la tête
Rien qui t’accroche pour être honnête
Les prisons sont les jouets de l’État
Pour enfermer ceux qui ne comprennent pas
Que le monde est régi par des lois
Faites pour t’aliéner et te piéger
Alors ils enferment des mecs comme toi
Qui volent parce qu'ils n'ont pas le choix
Mort cérébrale, mort illégale
Jugée par des privilégiés
Le pouvoir tue dans les prisons
Derrière ces murs la répression
En finir avec l’incarcération !
C’est pas la fin de la misère
Ils parqueront toujours les enragés
Finir en centrale interné
Tout ça parce que t’es pas bien né
Y’a pas de chromosomes du crime
Personne n’est né pour voler
S’il n’y avait pas toutes ces vitrines
Qui t’obligent à tout casser
Faut qu’on mette fin aux préjugés
Trop d’innocents sont enfermés
Et c’est pas les peines de prisons
Qui arrêteront les contestations
Le pouvoir tue dans les prisons
Derrière ces murs la répressions
En finir avec l’incarcération !
CONTINGENT DESERTEUR
Sur le quai de cette gare
C’est la patrie qui t’appelle
Un contingent en vert et noir
Futur bataillon de la haine
Arrivé à destination
Les nouveaux murs de ta prison
Des mois à passer dans cette caserne
Et pas question de faire appel
Allez debout le clairon sonne
Il faut lever les couleurs
Faire de toi un patriote
Haïr un ennemi qui fait peur
Partout dans les autres pays
Des armées de toutes les couleurs
Sous le joug des mêmes imposteurs
Qui rêvent de décoration
Jeunes soldats de tous pays
Ne mourrez plus pour vos patries
Les guerres n’ont jamais profité
A ceux qu’en chient dans les tranchées
Aucun pays, aucun drapeau
Ne mérite une goutte de sang
Aucun pays, aucun drapeau
Ne doit faire de l’Homme un jouet sanglant
COUVRE FEU
Alors tu vois des flammes qui dansent comme un orage
Un clown qui mime et qui s’enrage
L’art dans la rue en liberté contre la culture aseptisée
Camouflé derrière un rideau de feu ou des têtes masquées
La guerre à l’ennui est déclarée
Seul ou en bande c’est pas la matière qui manque
Dérision assurée les bombes du rire sont amorcées
Des troupes anti-morosité, joins-toi au défilé
Les seules qu’on aime voir parader
Laisse-toi aller ton nez deviendra rouge
Un avant goût de liberté
Demain ce sera une autre ville, une nouvelle trace
Le macadam est leur palace
L’ami kerdane va les aider, le feu qu’ils crachent les soulager
Et c’est reparti pour un tour, veulent pas être apprivoisés
La routine les ferait crever
Des fous du roi à ce folklore urbanisé
L’esprit est préservé, faut dire que pas grand-chose n’a changé
Le regard toujours aiguisé, connaissent pas la pitié
L’air de la moquerie va souffler
Laisse toi aller, ris de toi et du reste
Leur rage s’attrape comme la peste
Le spectacle ne doit pas se laisser enfermer
Dans des murs qui transpirent le fric et la sécurité
Partout où il n’y a rien il faudra y aller
Avec comme seule devise la gratuité…
Marre de ces maître-penseurs qui sont subventionnés
Tenu par le bon goût et qui oublient de dénoncer
Pour que la fête vive, faut tenir le pavé
A l’encontre de ceux qui veulent tout réglementer
Et on continuera de vivre comme on l’a décidé
Pour que les rues s’animent, tuer l’isolement dans les quartiers
Il y a tant de chose à dire, tant de choses à montrer
Décrire l’absurdité de toutes ces vies si bien réglées
Les surprendre à se dire que tout pourrait péter
Voir des gosses en rire complètement déjantés
Le spectacle commence pour la suite des festivités
Là où les rues sont sombres, il faudra bien….
…les éclairer … couvre feu !
DEVIANCE
Rien n’est fini mais tout commence
Énervés par la décadence
Comment supporter les règles du jeu ?
L’insolence des privilégiés
La somnolence des résignés
Et nous qui nous retrouvons au milieu.
Qualifiés d’asociaux, l’étoile qu’on doit porter
Les bien-pensants dégueulent froidement leurs préjugés
Bienheureux vos esprits, pas de rêves pas de soucis
Les bien-pensants dégueulent froidement au paradis
Ah que c’est bon de vivre en paix, repos social démocratie
Au rythme du vote et de la paye – c’est peut-être bien ça l’harmonie
Curieux besoin de vous regrouper, appartenance majoritaire
Ça crache sur les minorités – tout leur dédain à en être fier
De futilités en conneries
De consommateurs endurcis
Ils te haïssent parce que tu n’es pas comme eux
Alors préserve ta déviance
Tu existes du fait que tu penses
De la peur que ça inspire en eux
Mais ils ne perdent rien pour attendre
Leur lâcheté est notre démence
L’ anti-conformisme un totem à vie
C’est pas une crise d’adolescence
Complaisez-vous à le penser
Nos chants sont emprunts de votre naïveté
« Oh là qu’il est pas beau les cheveux colorés
Je t’enverrais ça vite fait à l’usine travailler
Regardez cette jeunesse, savent plus quoi inventer
Ils cultivent la paresse rien d’autre à dire tous des drogués
J’aurais des mômes comme ça je voudrais te les éduquer
A grands coups de pompes dans le cul, finiraient bien par se ranger
Perdues toutes nos valeurs, travail famille patrie
Ils n’ont plus le goût de la sueur, y’ a vraiment d’ quoi s’ faire du souci. »
Traduction de EL PUEBLO UNIDO
Chanter debout !
Que nous venons de triompher
Les banderoles de l'unité s'avancent déja
Et tu viendras, marchant a mes cotés
Et tu verras ainsi ton chant et ta banderole fleurir
La lumière d'une nouvelle aube
Annonce déja la vie qui viendra
Se battre debout
Le peuple va triompher
La vie qui viendra sera meilleure
Et conquérira notre bonheur
Et dans une clameur, mille voix de combattants se réuniront
Diront des chansons de liberté
Avec décision, la patrie vaincra
Et alors le peuple qui se lie a la lutte
Avec la voix d'un géant criant : "en avant
Le peuple uni ne sera jamais vaincu "
La Patrie est en train de forger l'unité
Du nord au sud va se mobiliser
Depuis le lac salé brulant et minéral à la montagne australe
Unis dans la lutte et le travail, ils iront
Ils changeront la patrie
Leur pas annoncent déja l'avenir
Chanter debout !
Le peuple va triompher
Des millions imposent déja la vérité
D'acier, ils sont un ardent bataillon
Tes mains porteront la justice et la raison
Femme, avec ta force et ta valeur,tu es déja la
Jointe au travailleur
Et maintenant le peuple qui s'allie a la lutte
Avec la voix du géant criant :"an avant
Le peuple uni ne sera jamais vaincu"
EL PUEBLO UNIDO
De pie cantar
que vamos a triunfar
avanzan ya banderas de unidad
Y tu vendras marchando junto a mi
y asi veras tu canto y tu bandera florecer
la luz de un nuevo amanecer
anuncia ya la vida que vendra
De pie luchar !
el pueblo va a triunfar
sera mejor la vida que vendra
A conquistar nuestra felicidad
y en un clamor, mil voces de combate se alzaran
diran cancion de liberdad
con decision la patria vencera
Y ahora el pueblo que se alza en la lucha
con voz de gigante gritando : "adelante
el pueblo unido jamas sera vencido"
La patria esta forjando la unidad
de morte a sur se movilizaran
Desde el salar ardiente y mineral al monte austral
unidos en la lucha y el trabero iran
la patria cambiaran
sus pasos ys anuncian el porvenir
De pie cantar !
el pueblo va a triungar
miliones ya imponen la verdad
De acero son ardiente batallon
tus manos van llenvando la justicia y la razon
mujer, con fuerza y con valor ya estas aqui
junto al trabajador
Y ahora el pueblo que se alza en la lucha
con vor de gigante gritando : "adelante
el pueblo unido jamas sera vencido"
UN-HEIL (traduction)
Je n'allume plus la télé que rarement,
Ce qu'on montre m'écœure,
Des foyers de demandeurs d'asile incendiés et des gens qui courent
Pour regarder tout ça en détail,
Des gens qui peuvent applaudir
Et se payer après une petite bière,
Comme si ce n'était qu'un spectacle au zoo,
Qui n'ont jamais vu un étranger de près
Et votent pourtant pour le parti républicain,
Car on raconte que les noirs sentent mauvais, que tous les Turcs volent,
Il y a sûrement du vrai là dedans,
Ces gens vont à l'église le Dimanche matin
Donnent un ou deux Mark pour "amour de leur prochain''
Pour pouvoir s'assurer une place au Ciel
Parfois je me demande : Dis donc, qu'est-ce qu'ils ont dans la tête,
Pourquoi cette haine contre les étrangers et les demandeurs d'asile?
Pendant les prochaines vacances au soleil, ils deviendront eux-mêmes
Des étrangers, comment ça se fait que ça ne leur rentre pas dans la tête?
Des manipulations à la Bild* , des bavures et des chicanes,
Salauds de Nazis, bande de bœufs**, aucune idée des droits de l'homme.
L'oppression, la faim, la guerre, les dictatures et la haine.
Beaucoup de motifs pour que les gens soient obligés de quitter leur pays.
Face à d'autres cultures, ils réagissent avec violence
Et malgré le troisième Reich ils n'ont rien pigé
Il est temps de riposter
Il est temps de résister,
De ne donner aucune chance aux Nazis,
Nous ne sommes forts que tous ensemble,
Là où les politiciens ratent tout, nous montrons la solidarité,
Nous combattons les préjugés;
Révoltez-vous, sinon il sera trop tard.
Ce serait naïf de croire que les flics vont intervenir,
Armes à feu, sécurité, aide ... Tout ça, c'est de la frime
Après Lichtenhagen***, vous n'avez pas encore pigé
Comment notre état "protège" efficacement?
Silvio, Yeliz et Sabri n'avaient rien fait à personne.
Brûlés, assommés, poignardés - Halte à la folie raciste !
Cette chanson est pour les victimes de la brutalité
Et pour chaque personne qui est de notre côté.
Il n'y a pas de raison d'être fier de l'Allemagne,
Où ne poussent que les préjugés.
Il n'y a pas de raison d'être fier de l'Allemagne,
Décidez-vous enfin à intervenir.
Chaque étranger est trop haï,
Parce qu'il bouffe nos impôts,
Et le Noir d'à côté avec son job d'ingénieur
Est coupable du chômage.
Pourtant, on achète plutôt des produits "non-allemands"
Pour pouvoir faire le malin devant les voisins.
Parfois je me demande ...
La haine a un visage, mais on oublie vite
Jusqu'à ce que la violence s'abatte sur une nouvelle victime
Il est temps de riposter ...
*Le "Bild" est un journal à grand tirage qui aimes les scandales
**"bande de bœufs" Ici le mot désigne péjorativement les policiers
***"Lichtenhaen" est le nom donné à la localité où a eu lie l'attentat raciste.
UN-HEIL
Ich mach die Glotze nur noch selten an
was da gezeigt wird widert mich an
wie Asylantenheime brennen und die Menschen nur hinrennen
um auch alles genau zu seh'n
wie Leute auch noch dabei klatschen können
sich danach in der Bar ein Bierchen gönnen
als wär das nichts als eine Vorführung im Zoo
Noch nie 'n Ausländer aus der Nähe geseh'n
aber dennoch Republikaner wählen
denn wenn es heisst dass Neger stinken und das alle Türken klaun
ist da sicher was Wahres dran
Am Sonntagmorgen in die Kirche gehn
aus "Nächstenliebe" ein, zwei Märker geben
damit man sich nen Platz im Himmel sichern kann
Manchmal frag ich mich, Mensch, was geht in deren Köpfen vor?
Warum all dieser Hass auf Ausländer und Asylanten?
Während der nächsten Ferien in der Sonne werden sie selbst Ausländer sein
wieso geht das denn nicht in ihre Hirne rein?
Stimmungsmache à la Bild, Übergriffe und Schikanen,
Nazischeine, Bullen, von Menschenrechten keine Ahnung
Unterdrückung, Hunger, Krieg, Diktaturen und Hass
viele Gründe zwingen den Menschen, sein Land zu verlassen
Auf andere Kulturen reagieren sie mit Gewalt
und trotz des dritten Reichs haben sie nichts geschnallt
Es ist Zeit zurückzuschlagen, es ist Zeit zum Widerstand
Nazis keine Chance geben, stark sind wir nur im Verband
wo Politiker versagen, zeigen wir Solidarität
kämpfen gegen Vorurteile
wacht auf, sonst ist es zu spät
Naiv genug zu glauben, die Bullen griffen ein,
beschützen, sichern, helfen, alles nur zum Schein
habt Ihr nach Lichtenhagen noch immer nicht gepeilt
wir wirksam sie "beschützt", unsere Staatsgewalt,
Silvio, Yeliz und Sadri hatten niemand was getan,
verbrannt, erschlagen, erstochen, stoppt den Rassenwahn
dieses Lied ist für die Opfer der Brutalität
und es ist für jeden, der auf unserer Seite steht
es gibt keinen Grund auf Deutschland stolz zu sein
wo doch nur Vorurteile gedeihn
es gibt keinen Grund auf Deutschland stolz zu sein
greift endlich ein!
Jeder Ausländer wird zutiefst gehasst
weil er unsere Steuergelder verprasst
und der Schwarze nebenan mit dem Job als Ingenieur
ist Schuld an der Arbeitslosigkeit
dennoch schafft man sich eher nicht-deutsch an
damit man vor den Nachbarn protzen kann
Deutschland stellt nunmal keine Statussymbole her
Manchmal frag ich mich...
Hass hat eine Gestalt
doch man vergisst schon bald
bis sich die Gewalt
ein neues Opfer krallt
Es ist Zeit zurückzuschlagen...
QUARTIER SAUVAGE
Sur fond de ville triste de ces quartiers dévastés
Un petit squat résiste territoire harcelé
Pied de nez aux promoteurs qui ne pensent qu’à expulser
Réunions comités agir pour y rester
Une flèche cerclée comme bannière qui fustige l’autorité
Un espace interdit à tous ceux qui voudraient le dévisager
Fini d’être expulsé, au loin dans les cités
Où ils parquent tous ceux qu’ils veulent conditionner
On espère autre chose, des lieux autogérés
Où la vie ne nous serait plus jamais dictée
Casser, briser, couper, brûler
La monotonie et l’uniformité
Agir, penser, créer, lutter
Pour garder ces toits où nous voulons rester
Squatter !
L’espoir qui les fait vivre la solidarité
A coup d’alternatives embellit les quartiers
Cultiver la rancœur comme un bien très précieux
Ne plus attendre l’heure où ils casseront les lieux
Toutes ces couleurs sur les murs qui détiennent la vérité
Pas plus de quartiers pour les riches que de place pour les rentiers
Goûter à l’unité, la convivialité
La chaleur des liens qui nous font exister
Reprendre ce qu’on nous doit, le droit de vivre là
Et rien ni personne ne nous en empêchera
Casser, briser, couper, brûler
La monotonie et l’uniformité
Agir, penser, créer, lutter
Pour garder ces toits où nous voulons rester
Quartier sauvage sortons de notre cage
Quartier sauvage tenace est notre rage…
AMNESIE
Ce soir j'ai plus le cœur à rire
J'ai plus la force de t'écouter
La patience de t'entendre me dire
Que jamais rien ne va changer
Que reste-t-il au fond d'tes yeux
Où sont passées tes illusions
Veux-tu vraiment vivre comme eux
Dans l'confort d'la résignation
À n'être que l'ombre de toi même
À tout finir par déléguer
Plus de question plus de problème
Une quiétude bien chère payée
N'avoir qu'une carte qu'un numéro
Comme le seul gage d'identité
Une voie à suivre comme un ghetto
Une hiérarchie pour t'opprimer
Rappelle-toi toutes ces années
À vivre à l'envers du décors
À trop apprendre à subsister
À courir, incontrôlés
Entre leurs désirs de nous croire morts
Entre leurs coups à éviter
À apprendre la solidarité
À casser la loi du plus fort
À partager pour pas crever
À trop lire entre les lignes
On savait à quoi s 'en tenir
C'est pas le moment de tout lâcher!
Le temps des compromis est maintenant fini
Bosser, payer, sa vie, vouloir résister
Gueuler, hurler, sans choix, pas de vérité
Bosser, crever, bosser, crever, bosser, crever....
LES ENFANTS DE LA REVANCHE
Ciel noir, terre, barbelés
Les bombes filent dans ta mémoire brûlée
La torture, la détresse, pourras-tu les oublier?
Nuits blanches, les ghettos désertés
La colle soulage, te fais rêver
Repense à tes frères sur le macadam assassinés
La nuit est là qui frappe encore sur le pavé
As-tu assez d'alliés pour agir ou protester
Pourquoi te taire et toujours courir sans reculer
La route est longue il faut fuir et ne plus penser
Attaché, frappé, enfermé,
La peur du vide est si vite oubliée
Alors saute devant toi, le cauchemar s'est envolé
Arrachée, vendue, dépouillée,
Ton cœur si pur, ta dignité fanée
La sueur des trottoirs,
tes larmes amères vont-elles te réveiller?
Leur force a tout détruit, pourquoi continuer?
As-tu assez de mots pour agir et protester?
Pourquoi te taire, toujours souffrir sans t'évader
La fin est proche, il faut fuir et ne plus penser
Avenir sans rêve pour toi pas de trêve
La peur te glace, regarde en face
La loi, accepte tous ces massacres
La peur te glace, regarde en face
L'humanité danse et déjà te menace
Derrière les murs des cités à feu à sang
Pas de cause à rallier
La ville est sourde à tes alertes répétées
Ton corps raide, ton espoir consumé
La faim t'a aveuglé
Tes prières pourront-elles enfin te délivrer
Le pouvoir est si haut que tu ne peux y accéder
As-tu assez de poids pour savoir où frapper
Pourquoi te taire, encore croire à la fatalité
L'heure a sonné, il faut fuir et ne plus penser
Avenir sans rêve, pour toi pas de trêve
Abandonnés, exécutés, persécutés,
Embrigadés, emprisonnés,
Conditionnés, assassinés, enfermés,
Piétinés, abandonnés, assassinés,
Persécutés, emprisonnés, conditionnés
Prostitués, molestés, abandonnés.
PORTNINWAK (Texte sur le morceau LIVE, le 5ème, CD2)
J' suis né en costard cravate
Un pédigrée pour dominer
Ma famille, ma conscience de classe
Les héritiers
Je navigue de poste en poste
Député, maire ou PDG
J'ai réussi un tour de force
T'éliminer!
Dors bien peuple de France
Ta vie c'est mon métier
Le système sera bien gardé
Tout bouge mais rien ne change
Illusions préservées
Surtout continue de voter
Moi aussi j'ai mes idoles
Le capital, le PIB
Les élections pour la déconne
Entre rentiers!
Il n'y a pas d'alternatives
« TINA » pour les initiés
Aucune issue collective
J'ai décidé!
Je vous enlève l'angoisse
De choisir, de penser
Voilà pourquoi vous m'élisez
Et j' vous laisse de la marge
Dans les supermarchés
Liquide, carte bleue ou chéquier
Il y des fois où j' ennuie ferme
Je crois qu' j' vous ai trop bien dressés
Je m'attendais à plus de haine
Une partie moins facile à jouer
LE VIRAGE
Des rue qui sont remplies, l'état mis en question
Un seul mot dans les bouches, celui de révolution
Petrograd en 17 ça devait être grand
Petrograd en 17 l'avenir était tout blanc
90 sur la place rouge, il pleut et il fait gris
Des murs sans illusion, témoins d'un beau gâchis
Moscou en 90 un homme qui est perdu
Moscou en 90 un homme qui a trop bu
Là où il y du pouvoir, il n'y a plus de dignité
N'est-il pas temps de s'en rappeler?
Pour les Allemands de l'est, l'espoir est revenu
Nous on le connait bien c'est le capitalisme
Que sera Berlin demain, une pancarte publicitaire
Que sera Berlin demain, une ville pour milliardaires
Le rêve américain ne signifie plus rien
Si ce n'est la violence, la haine et puis la faim
Geogie aujourd'hui, le Klan toujours présent
Civilisation pourrie, ta honte vient du sang
Là où il y a du pouvoir, il n'y a plus de dignité
N'est-il pas temps de s'en rappeler?
L'Australie cette terre promise pour tous les hors la loi
Ils oublient leur passé, aborigènes sans droit
Sydney et ses ghettos, des quartiers sans lueurs
Boites aux lettres pour frustrés, le pouvoir aux délateurs
La CIA domine l'Amérique du sud, exploitation hypocrite
D'une terre déjà en ruine
Pour des boites à hamburgers le Brésil devient chauve
Mexico, le royaume des enfants du malheur
L'Afrique elle se perd dans les guerres de religion
Fanatiques d'une image, d'une aliénation
Et quoi de neuf en France, oh pas grand chose à dire
Toujours la même hypocrisie et les même profiteurs
Dans le trou le plus reculé, on a peur de l'immigré
Trop peu de révolté, quand est-ce que ça va changer?
AFFAIRE D'ETAT
Sur une terre en ruine rongée par la famine
Cigarillos au bec, un œil sur la récolte
Les billets dans les poches et les banques à l'appui
L'état sort sa tirelire au sacro-saint Empire
Le paysan esclave sur sa terre à genou
Il n'a pas eu le choix et la faim le rend fou
Sa femme et ses enfants tombent dans la misère
Lui qui n'a pas d'argent juste un p'tit bout de terre
L'argent fait le bonheur le profit n'a pas d'âme
Pour les milliers de morts de New-York à Paname
Des tas de gens perdus des cercueils ambulants
La mort au coin des rues dans le noir qui attend
La vie rongée au crack, des murs sombres qui suintent
Qui défilent dans le noir, tu continues d'marcher
Dans ta tête le merdier tu ne peux plus t'arrêter
État d'manque permanent, tout tes muscles atrophiés
Première classe business-mans, valise diplomatique
Balance économique, la cravate ça fait chic
La critique de l'état, ne pas toucher à ça
Mais qu'offre-t-on aux jeunes là où le fric est roi
Des cités désespoirs à l'horizon bouchés
Que l'image de la came n'aidera pas à casser
Sur une terre en ruine rongée par la famine
Sur un monde qu'ils dominent les vendeurs de morphine
Première classe business-mans, valise diplomatique
Balance économique, la cravate ça fait chic...
PETIT HOMME PETIT SOLDAT
Petit homme petit soldat, je ne sais pas si tu vois
C'que les hommes ont faits de toi, c'que les homme ont fait de toi
Leur enfance ils s'en balancent, leur enfance c'est la violence
Pas le temps de s'amuser surtout quand on est armé
Et la peur remplace la joie, et si toutes tes nuits sont froides
Où peux-tu te réfugier, tu n'as plus de mère pour ça
Tous tes cauchemars sentent la poudre
Pas d'épaule à qui te pendre, seul et ton fusil trop grand
Tu subis ce monde de démens
Ton seul jeu de construction, c'est celui de la destruction
Perdu dans la guérilla, tu seras un bon appât
Capturé embrigadé, meurtrier conditionné
Tu ne peux pas oublier, toutes les personnes que t'as tué
Un matin un soir un jour tu es parti pour toujours
T'as gardé le même regard, ces yeux vides d'avoir trop vus
Une médaille trop lourde pour toi, sur ton corps d'enfant chétif
Une guerre trop forte pour toi pour une vie d'enfant captif
Petit homme petit soldat, cette guerre tu ne l'a comprends pas
Petit homme petit soldat, perdu dans la guérilla
LA BANDE DES BARJOTS
Plus de lumière sur les boulevards
Tout le monde est devant la télé
Ça y est c'est l'heure ils vont sortir
Pour devenir incontrôlés
La fête va pouvoir commencer
Il n'y aura plus d'interdits
Pour ça faudra pas aller
Voir les machos en boite de nuit
Que tu sois chômeurs ou
Que tu sois punk ou rock'n'roll
Que tu sois seul ou fiancé
Et même si tu n'as rien à donner
La bande des barjots, la bande des barjots
Que tu viennes du monde entier
Qu'importe ta couleur de peau
On a qu'un seul test à passer
Pour être de la bande des barjots
Ce soir on ne sera plus victimes
C'est nous qui allons mener le bal
À grands coups de musiques sauvages
J'espère pas de koeufs dans le voisinage
De toute façon il trop tard
Les entends-tu déjà chanter
Et pas de conseils à donner
La mort nous guette tout à coté
La bande des barjots, la bande des barjots
HOMMES ET FEMMES DU KURDISTAN
Le clair de lune sur la colline
Des guerriers qui fendent le vent
Ils en ont marre d'être les victimes
Les hommes et les femmes du Kurdistan
Une histoire de persécution
Comme tant de peuples en ont connu
Mais la fierté des combattants
Leur prouve que tout n'est pas perdu
Ils en ont marre d'être les victimes
Les hommes et les femmes du Kurdistan
Ils en ont marre d'être les victimes
D'un droit qui les poussent à l'exil
Ils n'ont jamais rien réclamé
L'autonomie leur tient à cœur
Gazés brulés et asphyxiés
Les même images à l'écran
Une dernière tasse de thé
Avant de quitter le campement
Et de nouveau c'est reparti
Pour échapper aux occupants
Ils ne veulent plus d'une terre en ruine
Les hommes et les femmes du Kurdistan
Ils refuseront d'être les victimes
D'un droit qui les poussent à l'exil
La mort les traque à tous moments
La guérilla est leur secret
Pourtant l'odeur de la montagne
A comme des relents de napalm
Plus de culture et plus de livre
Les jeunes ne connaissent plus leur passé
Sauf par les quelques rares rescapés
D'une oppression qu'y a trop duré
LA RUE MEURT
La rue meurt d'être enfermée
Ilotage de ton quartier
Fini le temps des vagabonds
Il ne fait plus bon trainer
Pour ta dégaine tu es surveillé
Pour tes idées tu es fiché
Innovations informatiques
Et c'est les RG qui répliquent
Mais on te dit que tu es libre
Que tu as le droit de manifester
Et tu l'as même déjà fait
Regarde ces photos qui t'affligent
La rue meurt d'être enfermée
Il n'y aucune égalité
La rue meurt d'être enfermée
Que leur justice puisse instaurer
La rue meurt d'être enfermée
Pour dénoncer leurs mensonges
La rue meurt d'être enfermée
Vaut mieux être là que d'être enfermés
Pendant ce temps là les porcs défilent
Vraiment en toute impunité
Pour clamer tout leur amour
De fours qui sentent encore le brûlé
Notre vigilance doit se renforcer
Sinon où irons-nous danser?
Ne les laissons pas prendre place
Sinon la liste va s'allonger!
La rue meurt d'être enfermée
Ilotage de ton quartier
Fini le temps des vagabonds
À nous de nous solidariser
La rue meurt d'être enfermée
Il n'y aucune égalité
La rue meurt d'être enfermée
Que leur justice puisse instaurer
La rue meurt d'être enfermée
Pour dénoncer leurs mensonges
La rue meurt d'être enfermée
Vaut mieux être là que d'être enfermés!